À la rentrée de 2026, tout ce que je dis
est précis et prouvé.
À la rentrée, on oublie vite le bien fait des vacances. Pourquoi réserver le droit de souffler aux seules périodes de congés ? Je trouve qu’on sous-estime trop le pouvoir de la respiration, alors que ce geste est simple et naturel.
Voici notre conseil bien-être : 5 minutes de respiration consciente peuvent suffirent à retrouver un peu de calme et garder les idées claires.
Des raisons de garder les idées claires, cette rentrée n’en manque pas !
Depuis le 27 septembre 2026, la directive européenne EmpCo s’applique pour mettre fin aux fausses déclarations écologiques.
EmpCo : la fin du « vert » qui ne prouve rien
La directive européenne 2024/825, dite EmpCo (Empowering Consumers for the Green Transition), a été adoptée le 28 février 2024 et publiée au Journal Officiel de l’Union Européenne le 6 mars 2024. Elle modifie la directive sur les pratiques commerciales déloyales et celle sur les droits des consommateurs, pour que chacun dispose d’informations CLAIRES, PERTINENTES et FIABLES sur ce qu’il achète.
Elle concerne toutes les entreprises qui vendent des produits ou des services à des particuliers, en direct ou via des distributeurs, quelle que soit leur taille.
Concrètement, EmpCo ajoute 12 nouvelles pratiques à la liste de celles jugées trompeuses « en toutes circonstances », c’est-à-dire sans qu’il soit nécessaire de prouver qu’elles ont influencé le comportement du consommateur. Pour y voir clair, on vous les résume par grandes familles :
Les allégations vertes trop vagues
Dire qu’un produit est « respectueux de l’environnement », « vert », « éco-responsable » ou « biodégradable » sans pouvoir s’appuyer sur une performance environnementale reconnue (écolabel européen, classe énergétique A, etc.) devient interdit, sauf si l’allégation est précisée de façon claire et visible sur le même support. Même logique lorsqu’une allégation présentée comme concernant tout un produit ou toute une entreprise ne porte en réalité que sur un aspect limité : un emballage recyclé, alors que le produit lui-même ne l’est pas, par exemple.
La neutralité carbone version compensation
Affirmer qu’un produit ou une entreprise est « neutre en carbone » ou qu’il a un « impact climatique positif », en s’appuyant uniquement sur des crédits ou des projets de compensation plutôt que sur les impacts réels du cycle de vie, n’est plus permis.
Les labels sans garantie
Un label « durable » ou « responsable » doit désormais reposer sur un système de certification contrôlé par un tiers indépendant, ou avoir été créé par une autorité publique. Un joli logo maison, aussi bien intentionné soit-il, ne suffit plus !
Ce qui est déjà obligatoire, ou hors sujet
Présenter comme un avantage différenciant une caractéristique imposée par la loi devient également proscrit. Il en va de même pour les avantages qui ne sont tout simplement pas pertinents pour le produit : une eau « sans sucre ajouté », par exemple. 😅
Les comparaisons doivent être cadrées
Toute comparaison environnementale, sociale ou de circularité (durabilité, réparabilité, recyclabilité) doit préciser sa méthode et les produits et fournisseurs comparés. Elle doit porter sur des produits remplissant la même fonction, avec des hypothèses communes et des caractéristiques vérifiables, et prévoir une mise à jour régulière des données.
Le numérique et la durabilité des produits
Enfin, plusieurs pratiques concernent les objets connectés et la durée de vie des produits : ne pas informer qu’une mise à jour va dégrader les performances d’un appareil, présenter une mise à jour purement esthétique comme « obligatoire », vendre un produit conçu pour tomber en panne prématurément, ou pousser à remplacer des consommables, avant qu’ils ne soient réellement usés.
Ce que ça change concrètement pour une structure
La preuve devient donc le nouveau cadre de la communication engagée. Finalement, une question de bon sens, non ?
Voici quelques exemples concrets, pour visualiser ce que ça change dans le quotidien d’une structure.
- Ne dites pas : Nos emballages sont éco-responsables.
- Dites plutôt : « 100 % de nos emballages sont fabriqués à partir de matériaux recyclés, certifiés [nom du label fondé sur un système de certification ou une autorité publique]. »
- Ne dites pas : Nous garantissons de bonnes conditions de travail et des salaires justes à nos équipes.
- Dites plutôt : ce que vous faites qui va au-delà du cadre légal : une politique de télétravail, un accord d’intéressement, un baromètre annuel de qualité de vie au travail.
- Ne dites pas : Nous sommes une entreprise engagée RSE.
- Dites plutot : « Nous sommes engagés sur [action spécifique], avec [résultat] sur [période] », par exemple, une baisse de 15 % de la consommation de papier en deux ans.
- Ne dites pas : Nous sommes une entreprise handi-accueillante.
- Dites plutôt : le taux d’emploi de travailleurs en situation de handicap, les aménagements de poste réalisés ou le partenariat engagé avec un acteur comme l’AGEFIPH ou le FIPHFP.
- Ne dites pas : Nous prenons soin du bien-être de nos salariés.
- Dites plutôt : le diagnostic QVCT qui a été mené dans l’année ou encore le nombre d’heures de formation des managers à la prévention des risques psychosociaux.
Instaurer de la précision et de la rigueur dans la communication, c’est une bonne nouvelle non ?
Enfin, plusieurs pratiques concernent les objets connectés et la durée de vie des produits : ne pas informer qu’une mise à jour va dégrader les performances d’un appareil, présenter une mise à jour purement esthétique comme « obligatoire », vendre un produit conçu pour tomber en panne prématurément, ou pousser à remplacer des consommables, avant qu’ils ne soient réellement usés.
Pour aller plus loin, le texte complet de la directive est consultable ici.
Et si on ne s’y conforme pas ?
Au-delà des sanctions, EmpCo est aussi une belle occasion. Revoir la conformité de sa communication, c’est passer en revue les actions RSE que l’on mène déjà, et les valoriser de la bonne façon : avec la preuve.
Le Code de la consommation punit déjà les pratiques commerciales trompeuses de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, un montant qui peut être porté à 10 % du chiffre d’affaires annuel moyen.
À ce jour, la France n’a pas encore transposé la directive dans son droit national, mais cela ne met pas les entreprises à l’abri : le Code de la consommation permet déjà d’agir sur une partie de ces pratiques, et les autorités de contrôle comme les juges interprètent le droit français à la lumière de la directive.
La bonne nouvelle, c’est que tout n’est pas à refaire d’un coup. Une allégation, une preuve, puis la suivante.
Ti pa ti pa na rivé : c’est notre devise pour aborder la RSE chez Elfie Social Lab.

